Sachant
que la causerie que je propose sur les protéines végétales peut durer 2 heures,
une synthèse sur mes recherches sur le soja relève de la magie ! Mais
j’aimerais apporter ici quelques
éléments de réflexion au sujet d’une graine qui fait l’objet d’un
impressionnant obscurantisme sociétal.Alors si le soja t’es insupportable ou
que tu n’aimes pas au goût ou bien
que la lumière de l’étoile bleue est trop gênante, passe ton chemin...
Lorsque
la discussion aborde le soja, dans
un premier temps, je dois débarrasser la conversation de l’aspect préjugés : mais on m’a dit que c’est mauvais pour moi, dangereux les œstrogènes etc....
Dernière
objection qui me fait particulièrement bondir lorsque la personne s’apprête à
consommer sous mes yeux un yaourt au lait de vache ou du gruyère !!! Produits issus des glandes mammaires d'une maman vache dont les hormones qu'ils contiennent (de lactation et de la grossesse) ont des effets dévastateurs aussi bien chez les humains que chez les humaines.
Une fois balayées les injonctions
« classiques » de santé ET les allégations, le temps d’amener des éléments
sourcés en terme de nutrition est venu c’est-à-dire que je peux partager
quelques données scientifiques.
Mais
mais mais mais ce n’est pas terminé !!!
Car il nous faut également débroussailler ce
chemin des personnalités, souvent en blouse blanche, qui diffusent des
informations biaisées alors qu’elles ont d’évidents conflits d’intérêts.
Autrement dit, payer un expert pour diffuser des résultats suite à un autocontrôle
est monnaie courante dans la littérature scientifique…
Et
là, à la lecture des études scientifiques, on n’a rien de franchement établi
sur les bienfaits ou risques associés à la consommation de cette graine.
En
effet, les méta-analyses (de grande ampleur au niveau d’un pays ou d’un groupe
de pays) sont difficiles à croiser. Car il existe de nombreux cofacteurs :
ainsi, chez populations d’origine asiatique, le soja est consommé de façon traditionnelle.
Ces personnes ont des
taux de cancer dits hormonaux extrêmement bas voire inexistants.
Remarques
importantes :
- jamais consommé cru sous forme de ‘lait’ (la structure
protéinique est assimilable à la cuisson ou sous forme prédigérée (tofu, miso)
- ce même lait n'est jamais associé avec du sucre
Mais
en Europe, l’introduction de cet aliment est récente et les études sont à un stade qui nécessite du recul. A la question que risque-t-on par rapport aux hormones, je
répondrai encore une fois par la vision holistique.
A Autrement dit, les
personnes qui ont eu des effets indésirables ont-elles pris en compte
l’ensemble de leur environnement ? Ce sont nos glandes qui gouvernent toutes
nos fonctions dans le corps. Et
de nombreux éléments peuvent les perturber : cosmétiques, produits
d’entretien, résidus hormonaux dans les eaux potables, hormones féminines et de
croissance immanquablement contenues dans les produits laitiers etc (liste non
exhaustive). Il peut apparaître réducteur d’incriminer un aliment tant il est
difficile de dissocier…
Bref, je commence par :
Le cuisinier parisien Sébastien Kardinal
Dans
son livre, le cuisto dandy nous partage des recettes savoureuses à base de la
protéine de soja texturées.
Il s’agit d’un produit 100% végétal qui est
fabriqué à partir de la farine de soja.
Après une première pression à froid, la farine est mélangée à l’eau et rincée.
Ce qui élimine une bonne partie des phyto œstrogènes. Mais nous en
reparlerons !!! Puis elle est cuite à haute température.
Le
processus suivant permet de donner à cette matière une structure physique qui
procure une texture proche d’une chair animale.
Voici
les avantages de cet ingrédient :
En
terme de budget, je note un coût
bien moindre que la viande pour la même quantité de protéines. Je tombe sur
un tarif 3 fois moins élevé (9€/kg)
Au
niveau conservation, les Protéines de Soja Texturées (P.S.T.) se conservent
longtemps dans un bocal hermétique sans aucun
risque de contamination.
Du
point de vue gustatif, l’effet est bluffant ! De nombreuses
préparations à base de cet ingrédient s’adaptent à tous les condiments et
épices.
C’est une révélation lorsque je réalise à quel point ce n’est pas la
chair animale qui donnait le goût dans les sauces mais le bouquet garni ou le
safran !!!
Et
là, je t’entends déjà me répondre …
- Quoi un cuisinier ? Mais ce n’est pas un
scientifique !
L’ingénieur en agroalimentaire et ethno-pharmacologue Hervé Berbille
Sur la question d’un prétendu effet sur les hormones, il nous explique un problème
de sémantique que voici !
« La polémique à propos des phytoœstrogènes tient davantage à la
dénomination impropre de ses composés qu’à la réalité de leur activité
biologique. Contrairement à ce que leur nom suggère les ‘phytoœstrogènes’ ne
sont en aucun cas des ‘œstrogènes issus du végétal’ ».
Puis
dans un autre entretien, il rajoute ceci :
«Chez les femmes atteintes de
tumeurs cancéreuses, ou ayant été atteintes, dans les deux cas, respectivement
le soja favorise la rémission ou réduit le risque de récurrence.
Outre les
études scientifiques disponibles, toutes convergentes, il faut signaler que
l’Agence sanitaire européenne considère que le soja ne pose aucun problème de
santé publique particulier, aussi bien chez les insuffisants thyroïdiens que
chez les femmes atteintes de cancer du sein notamment." Il se base sur une étude qui date de
2015 !
Et là je
t’entends encore me répondre …
- Quoi un ingénieur ? Mais ce n’est pas un médecin !
L Le diététicien nutritionniste Fabien Piasco
Au
sujet des aliments à recommander en cas d’endométriose, il propose de consommer
du soja de façon modérée, mais régulièrement.
Car cette graine est riche en
isoflavones anti-oestrogéniques. Son conseil extrait du livre « L'alimentation anti-endométriose.
Les bienfaits de
l'alimentation anti-inflammatoire pour vaincre la douleur » :
« Il
s’agira d’inclure par exemple 2 jours par semaine dans vos apports en protéines
et de manger régulièrement des substituts de produits laitiers à base de soja. Une consommation modérée sera de 1 à 3 substituts de produits laitiers (lait de
soja, yaourt) associé environ 200 gr de tofu par jour ou 50 gr de fèves par
exemple. Le soja est très digeste (sauf si vous êtes intolérant aux Fodmap) et
ses protéines sont directement assimilables »
Et là, je t’entends toujours me
répondre …
- Quoi un diététicien ? Mais ce n’est pas un scientifique !
1. Le docteur Sébastien Demange, référent scientifique de
l’Association Végétarienne de France, auteur
du document « Le soja dérange, tant mieux »
Le soja est
une légumineuse intéressante sur le plan nutritionnel, mais sa consommation n’est pas obligatoire, quel que soit le régime alimentaire. Par ailleurs, il
semble qu’il n’y a pas de quantité maximale à ne pas dépasser.
Cependant, il ne
doit pas être consommé en trop grande quantité, au détriment d’autres aliments,
afin de préserver la variété indispensable au bon fonctionnement de
l’organisme.
La teneur en protéines
de la graine de soja est très importante.
De plus, le soja (comme le chanvre et
le lupin) contient les 9 Acides aminés essentiels.
Ce qui en fait une source de
protéines excellente en particulier pour les sportifs.
On trouve également une
grande quantité de fibres (20 gr/100gr) sachant que la recommandation pour la
journée est de 30 gr.
L’absence de graisses saturées permet la
consommation dans le cadre d’une diète amaigrissante ou en cas de diabète et il contient
majoritairement des acides gras insaturés (les bons lipides), parmi lesquels
les fameux Oméga-3 et les Oméga-6.
Et là je t’entends
me répondre un peu moins fort …
- Quoi un médecin ?
Mais il est peut-être payé par le grand brocoli sacré !
Devant tant
de mauvaise foi, je n’entends plus rien, mais mon propre bien être et je t’invite à t’adresser à la Sojaxa
…
L’association Sojaxa est un collectif créé en 1989 qui
rassemble des entreprises proposant des produits au soja issus de cultures
françaises, sans OGM.
La mission de Sojaxa est de faire connaître et
reconnaître au plus grand nombre les atouts nutritionnels et environnementaux
du soja français.
Et ceci dans le cadre d’une alimentation diversifiée et équilibré.
Voici les marques qu’elle regroupe :
Et pour
finir, je préfère conclure avec le physicien, qui par ses inventions, a permis
l’évolution de notre technologie moderne.
« La connaissance c’est l’expérience. Tout le reste
n’est qu’information. » Albert Einstein
Envie de cuisiner une délicieuse recette à base de soja ?
FB lessaveursdeletoilebleue
letoilebleue3.0@gmail.com
Voici une synthèse proposée par Marion de la petite okara qui est relue par Hervé Berbille agronome non impliqué financièrement dans la filière soja https://youtu.be/EQboSsrV-vc