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Ici je mange donc je vis
Tu trouveras dans ce blog mes rencontres inspirantes, mes découvertes savoureuses mais aussi mes instants à oublier.

L'étoile bleue n'a pas d'âge car elle renaît en permanence.
Et si tu suis sa lumière, elle peut te guider vers une transition alimentaire durable.

Les recettes savoureuses : la crème dessert vanille et les biscuits à la cannelle

Ce mois- ci je te propose une petite collation bien sympathique !  

2 recettes différentes pour une crème qui peut être servie en dessert ou bien aromatisée aux 4 épices. 

Et des biscuits à emporter partout😋

Pour la crème coco façon entremets :

     -  200 ml de lait de coco

     -  200 ml de lait d’amandes 

     -  3 c à s de sucre blond

     -  1 petite c à c de curcuma en poudre

     -  1 c à c d’agar agar

Pour la crème vanille façon anglaise :

 -  500 ml de lait de chanvre (ou amandes, noisettes, souchet, avoine)

-  3 c à s de sucre blond

-  3 c à s de fécule de maïs

- 1 petite c à c de curcuma en poudre

Pour les biscuits :

·        - 125 gr de farine de blé T 65 (ou de riz)

·       -  40 gr de farine de coco

·       -  3 c à S de sucre blond

·          -  2 c à s de sirop d’agave

·        - 1 c à c de cannelle

·        - 1 pincée de sel

·        - 2 à c à c de graines de lin doré

·       -  2 c à s de purée d’amandes

·        - ½ verre de lait de chanvre

Envie de réaliser ces recettes végétaliennes ensemble ?

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L’astuce nutritionnelle : les modes de cuisson des légumes

 Que tu prépares un légume fruit (courge, courgette, tomate) ou feuille (épinard, salade, chou kale), graine (pois chiches, fèves, haricots), racine (carotte, radis, fenouil) ou bien encore fleur (artichaut, chou-fleur), la cuisson va changer non seulement la saveur, mais aussi l’intérêt nutritionnel.

D’une manière générale, une cuisson rapide des légumes est préférable.

 Et si on ne cuisait pas du tout ?!😊

Le cru a l’avantage de préserver les nutriments les plus fragiles dont les vitamines. Bien entendu, l’aubergine et la blette par exemple ne se mangeront pas sans cuisson. Je conseille de commencer ton repas par une ration non cuite. Cela facilitera l’arrivée des sucs digestifs et permettra une meilleure assimilation des nutriments.

Mais quelles sont les cuissons saines ? 😏

Tout d’abord la cuisson à l’eau. Je plonge les légumes dans une grande quantité d’eau légèrement salée additionnée d’une c à s de bouillon miso, de légumes ou bien des aromates.

Ce qui est intéressant pour la cuisson d’une soupe, c’est de conserver le bouillon de cuisson, à condition bien entendu que les légumes proviennent d’une culture sans intrants chimiques autrement les résidus polluants risquent fort de se déposer…dans ton bouillon !

Certains légumes sont plus sensibles à la cuisson à l’eau car ils contiennent le plus de vitamines du groupe B et C. C’est le cas des poireaux, brocolis, navets, poivron, persil, champignons, pommes de terre, épinards, asperges

D’autres sont moins sensibles, car ils contiennent plus de vitamines du groupe A, D, E et K. Je pense en particulier aux carottes, patates douces, courges, potimarron pour lesquels on peut privilégier la cuisson à l’eau.

 

Dans le cas de la cuisson à l’étouffée : On laisse les légumes dans un autocuiseur ou faitout et ils cuisent avec très peu d’eau. On évite un peu la dissolution de certaines vitamines.

Selon la bio diététicienne Marion Kaplan, la cuisson à la vapeur conserve la valeur nutritionnelle des légumes.

 L’oncologue Henri Joyeux explique également les bienfaits de ce mode de cuisson. 

De plus, les légumes restent moelleux et croquants et le goût est préservé.

La cuisson à la poêle ou au wok est un moyen rapide, à feu vif donc intéressant. Et on rajoute un corps gras en petite quantité.

 

Et les modes de cuisson destructeurs de vitamines !?!

Je note la cuisson au four à feu doux et longtemps, le micro-ondes, les fritures, le barbecue pour le dépôt de substances nocives en cours de cuisson : des hydrocarbures aromatiques polycycliques, bref des dérivés voisins du pétrole, appétissant non ???

 Je rajoute que la découpe des légumes joue aussi un rôle important dans l’apport vitaminique ; plus les aliments sont petits (en julienne, en dés), plus ils vont cuire vite et les vitamines seront préservées.

Envie de cuisiner les légumes autrement ?

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Le végétal qui m’a fascinée : le kernza

 Si tu as participé à un de mes ateliers culinaires, tu as pu constater que les céréales sont des ingrédients que j’utilise avec plaisir. Oui, mais voilà, si tu remplaces le blé (classique, c’est-à-dire issu de la culture chimique et génétiquement modifié) par du maïs et du riz pour éviter le gluten, la préparation risque d’être assez chargée en glucides. Et parfois, le goût de ces pâtes-là n’est pas très joyeux !!!

Alors dans ce contexte, il n’est pas interdit de sortir des sentiers battus et de chercher d’autres solutions.

Partir à la découverte de cette céréale :

Le kernza est une plante issue des hauts plateaux d’Iran. Ce qui m’a d’abord fascinée par rapport à cette céréale, c’est la richesse des échanges qu’elle entretien avec le sol.

Sensibilisée à l’importance de prendre en compte l’importance du sol grâce aux travaux des agronomes Lydia et Claude Bourguignon (laboratoire Lamb), je remarque que la culture des céréales se fait depuis des millénaires à partir de plantes annuelles. Ce qui signifie semer, planter, récolter et recommencer l’année suivante. À chaque récolte, la plante a fini un cycle de vie. 

Mais les plantes vivaces, elles, se révèlent comme étant un bon moyen de réduire énormément l’impact sur les écosystèmes. Car, la longueur des racines aide à prévenir l’érosion des sols et à réduire la pollution des nappes phréatiques.

De plus, les plants de kernza sont robustes et ne nécessitent pas de pesticides ni d’engrais chimique. Pas besoin de labours non plus. 

Ce qui, si la transition agricole se poursuit, est tout à fait compatible avec les principes de la permaculture.

Une fois semée, la graine demande peu d’entretien et elle est moins gourmande en eau que le blé.

Cultivée aux Etats Unis et au Canada, cette plante peut être intégrée dans le cadre d’une agriculture « régénérative » car son système racinaire est incroyable qui a pour conséquence un ancrage dans la terre exceptionnel car plusieurs récoltes se succèdent avec un seul semis.

Comprendre l’intérêt nutritionnel :

Et c’est de ces échanges enrichis dans le temps que naissent un grand intérêt nutritif. Le grain, très petit, est utilisé en alimentation humaine. Le kernza donne une farine savoureuse très pauvre en gluten et aussi en glucides. Donc intéressante pour soulager le pancréas.

En Amérique du Nord, elle est mélangée à d’autres farines en boulangerie et elle est excellente pour les crackers. On l’utilise également pour fabriquer des bières artisanales. Elle donnera une saveur délicate de houblon et d’agrumes.

On y trouvera des protéines (teneur à 20 % donc supérieur au blé qui est à 14 %), du calcium, des fibres solubles et insolubles (très importantes pour le microbiote intestinal), en acides gras essentiels appelés omégas 3.

Voici ce qu’en dit le producteur canadien Robert Magnuson : « La culture des plantes vivaces est le nirvana de l’agriculture. Aucun besoin de semer ni labourer les champs et nous produisons de la nourriture ».

Bref pour conclure, je dirais que cette culture qui est en expérimentation en France, est une graine minuscule qui a un avenir prometteur.

Changer d'ingrédient culinaire c'est déclencher des productions et favoriser la biodiversité. 

On essaie des recettes différentes ensemble  ?

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https://www.cultivar.fr/sinformer/le-kernza-la-nouvelle-cereale-americaine-qui-veut-sauver-la-planete

La transition alimentaire : du modèle établi à son propre mode alimentaire ?

 Suite à la journée mondiale pour la fin de la pêche qui a eu lieu fin mars, j’ai entendu comme des vents de protestations dans les chaumières !!!

Beaucoup de personnes se sont senties perplexes : 

- Mais alors, si on réduit la viande dans l’assiette, 1 repas qui en est dépourvu au restaurant scolaire, et si en plus, on retire les poissons parce qu’ils viennent tous quand je m’approche de l’aquarium😲😦

Je n’ai pas le temps de répondre que les chairs animales sont sorties de mon assiette depuis plusieurs années, car la suite arrive immanquablement : - Il me reste les œufs alors ?

Conclusion hâtive à laquelle je réponds que je m’en passe aussi très bien.  - Sais-tu que les œufs de poule proviennent majoritairement d’oiseaux femelles génétiquement modifiés pour pondre tous les jours ? De plus, on a exterminé à la naissance leurs petits frères poussins, car eux, ne pondront pas d’œufs.

Mais je comprends que ces informations viennent nous désarçonner sur nos chemins de vie. Car je suis passée par cette étape, comme un sentiment de doute, d’une sorte de déni... 

  Et cette perte de repères correspond à un changement par rapport à un modèle.

Et là, tu pourras me répondre que tu n’obéis à aucun modèle figé et que tu choisis ce que tu manges !

Oui mais voilà, dans ce cas, comment expliquer, par exemple, que deux fois par an, les rayons des grandes surfaces se couvrent de chocolat de toutes les formes et de toutes les couleurs ??? Les industriels de l’agroalimentaire ne sont pas assez fous pour mettre en vente de la marchandise s’ils n’ont pas d’acheteurs. Acheteurs qu’ils sauront appâter avec de bons vieux arguments (tradition, authentique, terroir et compagnie).

Et si toutes ces habitudes telles que les chocolats à Noël ou à Pâques étaient ancrées en nous ? Autrement dit, comme vissées dans notre inconscient.

 Ce regard peut amener une analyse bienveillante de nos comportements et pourquoi pas nous guider vers un chemin pour sortir de ce modèle. Car finalement, l’avons-nous choisi ? Si je reprends l’exemple des œufs en chocolat. Bien sûr, cela coïncide avec la période où tous les oiseaux femelles pondent « naturellement » des œufs. La tradition catholique évoque les cloches de Rome. Au regard du filtre de la transition alimentaire durable je répondrais :

· Le cacao ne pousse pas en Europe !

· Coté nutrition, l’acide oxalique que contient le cacao donne un aliment classé acidifiant et il peut être mal toléré. Sans compter le sucre qu’il faut rajouter pour que le chocolat ne soit pas amer. De plus la plupart de ces « chocolats » industriels sont bourrés de sucres de synthèse et de colorants. Et ils sont majoritairement additionnées de produits laitiers😡

Choisir un cacao de qualité ? Et le magnésium ? Oui pourquoi pas consommer du chocolat à l’occasion mais pour quelle population ? Alors pourquoi continuer à perpétuer cette tradition ?

Je me suis aperçue qu’il est tout à fait possible de fêter ces moments de l’année autrement. Et que ce modèle m’avait été imposé. C ‘est aussi le cas du schéma classique à table : entrée, plat chaud, fromage, dessert !!! Combien d’animaux seraient épargnés si on sortait de cette croyance limitante ! Qu’un dessert sucré n’est pas une obligation à la fin du repas, que le grand-père et l’adolescent peuvent partager la table, la joie d’être ensemble, la convivialité mais pas forcément le même contenu dans l’assiette.

Aujourd’hui, la diététique consciente aborde la notion de profilage alimentaire. Une terminologie sortie d’un roman policier !!! 

Ce concept a pour intention de définir les spécificités du besoin nutritionnel de chaque personne. Selon l’âge, l’activité, le sexe, nous disposons des recommandations classées par groupe d’aliments, mais d’autres paramètres viennent modifier l’absorption des nutriments. 

C’est le cas par exemple de l’état émotionnel, les conditions de prises des repas …

Et si chacun et chacune d’entre nous se forgeait ses propres repères en fonction de ses besoins uniques ? 

Passer d’un modèle établi à son propre mode alimentaire,

je t’accompagne dans cette démarche ?

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Le sujet de la dernière causerie : l’importance de la biodiversité

Depuis que je m’intéresse à mon assiette, je me pose souvent la question : mais qu’y avait-il AVANT ? Avant que cet aliment arrive dans mon assiette ?

 Car, j’ai pris conscience que, du point de vue botanique, de nombreux légumes sont des fruits. Or, s’il n’y a plus d’insectes, il n’y a plus de fruits et adieu les courgettes, tomates aubergines, poivrons, courges etc. Oui oui, ce n’était pas une évidence pour moi ! 

Selon un entomologiste qui parlait DES intelligences animales, j’ai saisi que la plante et sa fleur puis son fruit n’est pas du tout là pour nos papilles !

C’est la fleur qui représente la séduction et attire les insectes. Et, c’est ce qui permet la reproduction. Et puis le fruit attire les oiseaux..

 Quand on regarde un champ qui n’a pas reçu de pesticides ni d’engrais chimiques, on observe des fleurs de couleurs et de formes diverses parce que les insectes qui se nourrissent de pollens ont des besoins différents.

 Chaque insecte est équipé pour polliniser un type de fleurs de par son orifice buccal.       Et pour que le miracle de la fécondité s’accomplisse, il nous faut saisir l’importance de sauvegarder toutes les petites vies du sol. 

Je pourrais aussi parler du fait que sans les haies, nos campagnes meurent, mais ce dessin est très parlant.

Au moment où je termine ce post, voilà que je tombe sur la sortie du livre suivant : « A l'Aube de la sixième extinction, comment habiter la Terre » aux éditions Grasset. 

Un livre effrayant selon le journal Les échos. L’auteur n’invente rien dans son constat. Bruno David est Président du Muséum national d'histoire naturelle, paléontologue et biologiste marin. 

Selon son constat, il est urgent d’ouvrir les yeux sur une crise silencieuse et fulgurante : l’effondrement de la vie végétale et animale. 

Et « nous ne sommes rien sans la biodiversité, sans ce tissu vivant de la planète dont nous faisons d'ailleurs partie. Nous sommes dépendants des services écosystémiques qu'elle nous rend : on ne se nourrit que du vivant, on ne peut pas digérer sans les bactéries intestinales, on respire grâce au plancton et aux végétaux » 

De ce fait, chacun de nos gestes compte.

Et sortir des cultures intensives c’est possible.

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La découverte inspirante : Le projet V Topia

Pour comprendre pourquoi il me semble cohérent de changer les modes de culture de notre nourriture végétale, je préfère porter mon regard sur l’évolution et les possibilités de ravitaillement autour de moi.

La grande distribution est la championne de la vente de fruits et légumes issus de lagriculture « conventionnelle » 😕 

Un mot « parapluie » qui cache des façons de cultiver basées sur la chimie, des semences hybridées, des sols appauvris pour ne pas dire morts, la disparition des insectes, des batraciens, des oiseaux des champs sans parler du taux d’endettement des agriculteurs et des suicides😡


 Ensuite, sur les emballages alimentaires, on trouve le label « Bio »
Parti certainement d’une bonne intention, je vois maintenant en magasin que des haricots verts « frais » proviennent de pays fort éloignés, que des tomates portant ce label, vendues en hiver, sont issus de cultures françaises sous serres chauffées. 
Un maraîcher en bio m’a confirmé que 80 % des semences utilisées sont hybridées, c’est-à-dire génétiquement modifiées et stériles pour mieux correspondre aux attentes des consommateurs. 

👉A ce sujet, je t'invite à t'intéresser aux autres labels tels que Nature et Progrès ou Demeter qui sont beaucoup plus rigoureux au niveau de la certification. Mais ne garantissent pas du tout que le produit final est dépourvu d'ingrédients issus des animaux😞
Enfin pour ce mode de culture, certains intrants chimiques sont tolérés !!! 
Pourtant, des techniques existent pour produire sans engrais au rythme des saisons qui savent nous amener, en adaptation avec notre besoin nutritionnel changeant, légumes, noix, fruits et céréales.

C'est pourquoi j'apprécie le projet Vtopia
 près de Liège. C'est un collectif mené par un agronome qui restaure les lieux sauvages, les haies, s'occupe de l’enrichissement du sol, cultive sur des surfaces plus petites sans intrants ni chimiques ni issus des animaux.

En effet, l’Association Réserve Sauvage (ASPAS) mentionne les conclusions d’une vaste analyse publiée fin mars 2021 dans l’un des journaux du groupe Nature. 

Elle montre que les petites exploitations agricoles – ont tendance à être plus productives – et plus riches en biodiversité. De plus, elles offrent une plus grande diversité de culture. Et c’est ce qui me paraît essentiel aujourd’hui pour restaurer une nutrition optimale.

 Nous pouvons évoluer vers des aliments plus sains. Cela ne dépend que de nous. Par nos achats, que nous pouvons réaliser directement auprès des producteurs, nous pouvons aller dans le bon sens. Et puis OSER changer. 



À titre personnel, c’est en passant d’un panier bio de groupement de producteurs à la visite à un permaculteur que j’ai pu comprendre les différences et les enjeux.

Plus près de chez nous, dans le 04 au cœur du parc naturel du Luberon, j'ai eu l'immense plaisir de rencontrer Bruno Doumaiselle qui est permaculteur et chef cuisinier végane https://www.permaculture-provence.fr/439657505

Partons ensemble à la recherche de la meilleure solution pour une assiette locale

Pour me contacter https://www.facebook.com/lessaveursdeletoilebleue

Pour en savoir plus sur le standard bio cyclique végétalien www.abv-france.org

Les recettes savoureuses : Assiette de bricks aux blettes et la quiche rustique et protéinée



La blette est un légume intéressant
:
 peu calorique, riche en minéraux et oligoéléments. 

Sa consommation peut avoir des effets bénéfiques sur la glycémie, la pression artérielle, le transit intestinal.




Les bricks blettes, tofu, curry

Voici les ingrédients pour cette recette croustillante :

  • 10 feuilles bricks
  • 600 gr de feuilles de blettes préalablement blanchies
  • 80 ml de crème de soja (ou de riz)
  • 1 (à 2) cuillère à soupe de curry
  • 1 cuillère à café de curcuma
  • 150 gr de tofu fumé en petits dés
  • 2 échalotes
  • 1 gousse d’ail hachée
  • 1 belle poignée de raisins secs
  • Huile d’olive

La quiche rustique et protéinée

Pour la pâte : 
  • 200 gr de farine de blé (ou de riz)
  • 50 gr de farine de pois chiches
  • 100 ml eau tiédie
  • 1 petite c à c de sel fin
  • 6 c à s huile d'olives
Pour la garniture :
  • Environ 500 gr de feuilles de blettes pesées crues
  • 200 gr de tofu soyeux
  • 1 c à c de moutarde
  • 1 c à s de fécule
  • 1 à 2 c à c de levure maltée
  • 1 oignon émincé
  • sel, poivre, huile d'olives, gomasio pour saupoudrer
Cuisson 35 à 40 minutes à 180°
Ces recettes peuvent être réalisées avec des épinards ou bien une salade verte qui aurait un peu trop attendu😉

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La transition alimentaire : Peu d'argent, beaucoup de nutriments

Quand on aborde l’idée de changer son mode alimentaire, tout semble déstabilisant au sujet du contenu de son assiette. Mais c’est aussi une perte de repères en terme budgétaire. 

J’entends souvent des remarques : « Mais tous ces produits nouveaux sont beaucoup trop chers... ». Bref, on a peur de dépenser plus si on dépense autrement.

Mon vécu personnel du point de vue financier

Pour partager brièvement mon vécu ici, je dirai que la végétalisation de mes repas a coïncidé avec une période de restriction budgétaire générale ! Mais je me suis aperçue du prix élevé des ingrédients issus des animaux… en les supprimant de la liste de mes achats !

 Puis je me suis informée sur les ingrédients d’origine chimique dans les aliments tout prêts. Mais oui, ce sont les préparations qui contiennent 30 ingrédients quand la même recette « maison » n’en contient que 5 ou 6 ! Ces produits du marketing sont très souvent bien onéreux à l’achat proportionnellement à un intérêt nutritionnel plus que médiocre.

Au fil du temps, j’ai consigné mes dépenses par catégories pour mieux les maîtriser : frais fixes, vêtements, cosmétiques etc. 

En retirant VPO (viandes, poissons, œufs) et les produits laitiers, savamment valorisés par les techniciens du commerce agroalimentaire, j’ai réduit mon budget d’environ 30 %. 

Ce qui m’a permis d’accéder à la gamme bio des petites surfaces de vente voire une épicerie écoresponsable de ma localité.

Mon regard sur l’aspect économique et financier

 Au cours d’une causerie, une personne m’a répondu ceci : « Tu comprends, ton lait d’amandes, c’est bien gentil, mais moi, j’ai 4 enfants alors je n’ai pas les moyens et le lait de vache, c’est beaucoup moins cher !!!»

Mais comment peut-on en arriver à une aberration pareille ?

Qui peut encore penser que les coûts de production sont réduits quand on achète un produit issu de la traite et de l'insémination forcée d'une maman vache (ou chèvre ou brebis) par rapport à une poignée d'amandes pressées dont on extrait le jus ??? 

 J’aimerais partager la dimension financière de la nourriture, car au-delà du « payer et emporter », cela implique tout un système. Et là, je dois t'avouer que je me sens aussi seule qu'une coccinelle sur un feuille d'artichaut !!!

Tout d’abord le jeu mortifère des subventions. De nos jours, les lanceurs d’alerte savent où trouver les montants versés. De quoi s’agit-il ? Ce sont des sommes que reçoivent les éleveurs. Mais de la part de qui ? Et bien de toi et moi en tant que citoyen.ne !!!

De la part de la Communauté européenne tout d’abord (la PAC). Un seul chiffre :  58 millions d’euros par an sont versés aux agriculteurs (éleveurs). Je te laisse rechercher leur taux d’endettement et leur revenu qui frôle le minimum social… Pourquoi continuer à cautionner ce flux d’argent qui coule à flots ???

Mais il existe un moyen en vigueur encore plus sournois de bloquer la transition alimentaire : ce sont les sponsors privés issus du conseil de l’Union européenne. Concrètement, ça veut dire quoi ? Ce sont les parrainages des grands groupes en majorité liés à l’agroalimentaire. Par exemple, les multinationales (type Coca-cola) qui arrosent l’Europe et exercent des jeux d’influence. Leur pouvoir s’étend ainsi et empêche en particulier la réduction des aliments surdosés en sucre, en additifs ou en résidus de pesticides, sans parler des pratiques polluantes. 

Face à ses accords de « parrainage », le bien-mal nommé Nutriscore, indicateur non-obligatoire sur les emballages, n’a qu’un rôle de figurant !

Voici les 10 entreprises qui dominent le secteur de l'agroalimentaire. Entente tacite, fraude alimentaire, réduction des coûts de production au détriment de toute éthique sont monnaie courante?

Mais revenons en France, les productions des produits animaux sont aussi « soutenues » par des aides publiques conséquentes. Les subventions versées par la France, actuellement, sont destinées aux producteurs conventionnels. 

Autrement dit, elles favorisent l’agriculture et élevage intensif, avec usage de pesticides et d’engrais chimiques pour les sols, farine animale et soja transgénique pour la nourriture des animaux. Appétissant, non ???

Il faut dire que la France fait partie des pays qui consomment le plus de produits animaux😡. On distingue les aides directes avec des chiffres qui me donnent la nausée : on parle d’un million d’euros par an pour les innocents lapins, 15 000 euros pour favoriser la torture des vaches dans les élevages etc.

Et puis les aides indirectes ou invisibles : ce sont les dispositifs qui permettent de réduire artificiellement les coûts de production. Ah ah, comprends-tu, à présent, pourquoi le lait d’une maman vache est bien moins cher à l’achat pour le consommateur que le jus de quelques amandes ?

Sachant qu’une vache a besoin de boire environ 80 litres d’eau par jour, si la facture d’eau est payée par le contribuable c’est nettement moins coûteux pour l’exploitant.e !!!

 A cela, on doit rajouter les dégradations de l’environnement causées par l’élevage qui sont aussi financées par nos impôts. C’est le cas de la pollution des eaux par les lisiers ou les algues vertes. Et pour terminer, je note aussi les pathologies liées aux épandages toxiques dont je me passerai de lister les noms savants (maladies cardiovasculaires, cancers et autres affections dites auto-immunes) qui sont prises en charge par la Sécurité sociale et donc nous tous.

Bref, nous payons pour produire des aliments que la majorité continue à consommer sans aucune nécessité et que nous sommes de plus en plus nombreux...  à ne plus acheter !!! 



Image de tendresse

 diffusée par le Sanctuaire GAIA en Espagne

 

 





Des solutions pour une meilleure gestion globale

 Pourtant, des solutions pour une meilleure gestion de la ressource alimentaire existent. Elles s’inscrivent dans un processus de végétalisation de l’alimentation pour le bien de tous, compte tenu du coût « réel » d’achat des produits issus des animaux.

Voici des propositions collectives que j’ai retenues. Elles peuvent être efficaces rapidement :

L’Association Végétarienne de France a lancé une mobilisation pour imposer aux collectivités locales de se positionner clairement pour les alternatives végétales : un repas végétarien par semaine pour commencer, une alternative végétarienne  chaque jour comme objectif.

La Croix Rouge s’associe avec le WWF (Fonds mondial pour la Nature, ONG) pour encourager la part végétale dans les assiettes : subventionner l’agriculture biologique et locale (et non pas chimique et hors France !), supprimer la TVA sur les produits biologiques et français, « municipaliser » la nourriture, sensibiliser sur les avantages de l’alimentation végétale.

À partir de ce type de propositions, nos élus doivent nous écouter.

Mes astuces pour une nutrition équilibrée à petit prix

De mon point de vue, équilibrer son assiette végétale avec peu d’argent est tout à fait possible aujourd’hui.

Je te partage quelques conseils généraux à mettre en application dans ta cuisine !

-       Pour les achats :

Ne pas céder aux sirènes de la grande distribution et à leurs corollaires, les multinationales

Observer les prix au kilo (voir tableau comparatif)

Privilégier les ingrédients de base (par exemple : sel gris non moulu)

Prioriser le zéro déchet (boîtes, bocaux, sacs…)

Et l’achat direct auprès des producteurs (Un intermédiaire de moins c’est entre -20 ou –30 %)

Pour illustrer cette recherche, j’ai procédé à un mini repérage de prix dans un magasin bio :

 

Aliment

Présentation

Marque

Provenance/ cultivé en

Prix au KILO en €

Pois chiches secs

En vrac

Natur’ Avenir

France

4,50

Pois chiches secs

En sachet plastique

Natur’ Avenir

France

5,32

Pois chiches secs

En sachet plastique

Markal

Italie

4,98

Riz semi-complet

En vrac

Celnat

Italie

3,95

Riz semi-complet

En sachet plastique

Markal

Sud Est IGP Camargue

4,70

Pruneaux

En vrac avec noyaux

Philia

France

13,95

Pruneaux

En sachet plastique dénoyautés

Danival

France

22,08

Je t’invite à observer l’influence sur le prix de l’emballage mais aussi de la provenance de l’aliment et la préparation qu’a subi le produit (dénoyautage)

 Repérages de prix réalisés au magasin MyBioShopde Sanary-sur-mer. 

-       En cuisine, je peux proposer de :

 - Préparer la cuisson des légumineuses (acheter les lentilles, haricots, pois chiches, graines sèches) et les cuire en quantité pour la semaine. Ensuite, cuisiner des accompagnements différents au fil de la semaine et s’assurer de cette manière un apport de base en protéines. Par exemple avec des pois chiches, je te suggère de prévoir un houmous, un couscous et une salade à l’oignon et au cumin. Je rappelle que 2 cuillères à soupe de graines cuites suffisent par repas.

- Associer dans la journée (pas forcément dans l’assiette) une légumineuse et une céréale demi-complète comme par exemple une tartinade à base de tahin (purée de sésame) ou une purée d’amandes sur du pain semi-complet.

- Privilégier les préparations à base de graines qui contiennent TOUS les acides aminés essentiels. Le soja (cultivé en France), le lupin et le chanvre peuvent paraître actuellement onéreux à l’achat. Mais si tu t’informes sur leurs bienfaits nutritionnels, tu comprendras l’enjeu d’en consommer. Sans compter qu’ils stimulent la production sur notre sol.

 Comment terminer ce topo qui peut paraître pesant ?

 Je reste convaincue, pour l’avoir expérimenté, qu’il est préférable d’acheter en plus petite quantité, mais au passage de sélectionner des ingrédients de base cultivés en conscience.

Un prix trop bas au kilo peut cacher le maillon d’une chaîne où on aura négligé le soin apporté à la culture, au transport, à l’emballage ou bien encore à la rémunération du producteur ou du commerçant.

L'aspect financier d'une situation est souvent le nœud révélateur. Et cette règle s'applique de façon extrêmement âpre quand on envisage la transition alimentaire.

 

Obtenir de bons nutriments avec peu d’argent, je t’accompagne dans cette aventure ? 

D’autres sujets de réflexion ?

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 Une des sources : https://www.viande.info/elevage-viande-subventions-aides-europeennes#biblio